Ce samedi 18 octobre, nous jouons à l'Ombrage. Ce qui étonnant, ce que personne n'a jamais songé à mettre mettre ce nom du club au pluriel... Il y a l'adresse officielle, l'adresse du terrain et l'adresse du parking, cette dernière couvrant à peu près l'ensemble du territoire communal de Woluwé.

Ce qui intéressant quand vous jouez aux Ombrages, ce qu'il n'y a plus besoin d'entrainement. Après trois kilomètres à pieds de la voiture au terrain, parcourus en courant puisque vous d'office en retard, vous êtes prêts à grimper sur le terrain, prêts à en découdre. C'est d'ailleurs ce que nous faisons, nous envoyons les boys sur le vert terrain pour se défouler un peu, pendant que nous, les adultes ô combien responsables et fins tacticiens, entamons les pronostics du jour.

Ce qui est certain, c'est qu'il faut marquer pour gagner. Sans but, au maximum c'est un partage. Juste non? Tout affairé.e.s à philosopher sur les possibilités qui nous sont offertes, nous décidons de n'en garder que trois. Soit on gagne, soit on fait un nul, soit on perd. C'est quand même dingue que depuis des centaines d'années, le sport ne se résume qu'à trois options. Auxquelles on peut rajouter le forfait, le report, l'annulation ou le dopage physique ou mécanique. Ou, la moto qui roule trop lentement...

Oui, je sais, c'est long. Mais je m'exerce à trouver des phrases inutiles dans le cas probablement illusoire d'un non-retour à la casa du départ. Tenter de trouver une parade pour inventer des matches qui n'auraient pas eu lieu. Des matches qu'on ferait semblant de gagner, en ayant appris de nos erreurs. On apprend beaucoup de nos erreurs, comme le disait très justement une ministre de la santé... Quoi?

Lors du dernier match, des erreurs il y en a eu un paquet, si bien qu'aujourd'hui, on devrait être carrément sur du velours.

Enfin bref, balle au centre. Sur le velours ombragé du terrain, un joueur local déboule tout seul dans notre cercle après une belle construction de leur part et c'est déjà...loupé. Notre gardien le stoppe proprement sur sa lancée, n'empêche l'alerte a été chaude. Je ne vais pas vous faire toutes les phases de jeu dans le détail, rassurez-vous. Disons que la première mi-temps à défaut d'être hyper passionnante est tout de même équilibrée, plaisante à regarder, et apporte son lot d'adrénaline.

Nous menons assez rapidement au score avec un but d'avance. Et paf, pc dans notre cercle. L'Ombrage porte bien son nom, le Parc est face au soleil et ils profitent de cet avantage sournois pour nous coller une égalisation. La première mi-temps 2 s'achève sur un partage, après 35 minutes et une seconde.

Une petite précision qui a son importance. En face, l'attaque de l'Ombrage crie au grand complot et prône le retour à l'heure d'été, alors qu'ils étaient en pleine course vers notre cercle. Maar zoals de wet is de wet, le temps c'est le temps. Le bras en l'air, la montre tournée vers les cieux vouée à l'inspection divine, Cédric renvoie les deux équipes à leurs coaches respectifs pour la pause.

Profitons de la pause pour remercier nos arbitres qui se succèdent sur les terrains. Clap, clap, clap. Applaudissements et coup de sifflet, la seconde mi-temps est lancée.

Pour le coup, dès les cinq premières minutes, nous avons un bon feeling. Les boys bougent bien, la balle circule à travers tout le terrain, les têtes se lèvent pour chercher les coéquipiers qui offrent des solutions... Et, les goals commencent à tomber en notre faveur. Nous menons 2-1, avant de revenir dans leur cercle et d'en planter un troisième. J'entends Raph qui chantonne "Quand le Parc se met à jouer...". On est chaud comme des baraques à frites dans le P-Side, les parents donnent de la voix. Sur le terrain, les boys cassent la baraque. Ils ont enfin cette étincelle qui leur manque parfois, l'engagement physique aux duels, les courses qui vont jusque au bout.

L'Ombrage ne démérite pas et s'offre de toutes belles occasions, heureusement notre défense meurt mais ne se rend pas. Le Parc continue de dérouler les enroules à travers leur défense et c'est 4-1. Festival fieu. Nous poussons encore le son, Le Parc remonte sur scène pour un rappel, tant qu'à faire, ils choisissent d'envoyer un riff en grand et... Slash ! Le cinquième.

Nous en sommes à un fifrelin de la fin lorsque nos bafouilles de bonheur s'écrabouillent devant notre camp qui cafouille dans son cercle et merdouille, la balle à l'encontre de notre plein gré termine le timing du match. Un vent favorable m'a rapporté quelques quolibets énoncés par de vives voix hilares lorsque nos kids ont traversés le terrain en début de match.

Le Parc, c'est un club de hockey? N'en prenez pas Ombrage très chers, mais aujourd'hui, on était chez nous. Hashtag, lagrandefamilleduparc vous salue.